L’engagement est une notion aux usages multiples, Cette multiplicité des usages dépend en partie des mondes sociaux et des univers de référence dans lesquels se situe l’engagement : ainsi l’engagement politique de l’intellectuel se différencie-t-il de l’engagement professionnel d’un individu dans sa carrière, ou encore de l’engagement physique d’un alpiniste dans un passage de rocher « exposé », par exemple.
Comment en vient-on à agir (à s’engager dans l’action ?) et comment se maintient-on dans une action ?
Kiesler considère l’engagement comme « le lien qui existe entre un individu et ses actes. »
On a l'idée que seuls nos actes nous engagent. Mais aussi que l'engagement peut être plus ou moins fort, que l'on peut être engagé à différents degrés.
En effet il existe 5 facteurs permettant de moduler la force du lien qui existe entre la personne et ce qu'elle fait.
Le caractère public ou privé de l’acte (Il est plus engageant de faire quelque chose sous le regard d’autrui que dans l’anonymat)
Le caractère irréversible ou réversible de l’acte. Plus la personne perçoit qu’elle ne pourra pas faire marche arrière (sentiment qu’elle ne pourra plus revenir sur le comportement qu’elle est sur le point d’émettre), plus elle est engagée.
Le caractère coûteux ou non coûteux de l’acte. le fait de pouvoir accepter un acte couteux peut paraitre beaucoup plus engageant que le bon marché.
Le sentiment de liberté. Plus la personne se voit libre de faire ou de ne pas faire, plus elle fera. La simple évocation de ce sentiment par l’expérimentateur : « vous êtes libre de … » amènent davantage les personnes à accepter l’acte.
L'engagement est donc lié à plusieurs états de fait.
S'en même des expériences émotionnelles importantes : en effet, le fait de s'engager fait surgir des peurs qui sont difficiles à surmonter seules, l'aide d'un coach ou d'un psy peut être nécessaire parfois tellement la peur, ou la fuite peuvent faire partie d'un scénario de vie récurent. (engagement amoureux par ex.)